Du simple jeu de prendre quelques clichés des gens et de mes lieux préférés, la photo est vite devenue grâce à mes chers maîtres Scott Mc Leay et Ange Manganelli mon métier, une passion de vivre, une manière d'aimer et d'éprouver le temps qui passe. Ainsi, à travers les reportages, la vie quotidienne s'est transformée en évènement. Le miroir magique de mon appareil photo m'a ouvert de nouveaux horizons et mon regard reste toujours ébloui. Mon travail photographique se partage entre le reportage, le portrait et l'architecture. Après les premiers ateliers d'artistes exposés au Centre américain, mes photos des cafés littéraires accrochées au Centre Georges-Pompidou ont vogué ensuite en Europe, et les photos touristiques et gastronomiques se sont rassemblées dans un ouvrage intitulé « Les cents sites remarquables du goût » (éditions Albin Michel). |
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Beaubourg a acquis mes photos des années 90 d'ateliers d'artistes. Le passage au numérique m'a permis d'apprécier différemment la réalisation de mes images. Cet appel du large était la découverte du monde virtuel, et d'un autre langage : l'impression de créer une réalité de fantaisie me captive durant des nuits blanches devant l'ordinateur. La prise de vue argentique donne aux reporters beaucoup d'émotions, par le fait de notre témoignage et de la qualité de notre regard " objectif ". L'attente des développements est toujours une expérience terrible, en rapport avec l'intensité précédente. Au labo, rien ne remplace le plaisir à mes yeux d'un tirage noir et blanc juste révélé : j'aime à regarder la profondeur de ses noirs, le velouté de ses gris, ses contrastes, c'est-à- dire lorsque " l'instant décisif " reprend son existence. Ce doit être mon coté classique... |