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La chapelle du Lycée Hoche (Versailles)
 
Restauration des fresques par  ARCOA 
 
Restauration Hoche  
Marie Leszczynska, fille du roi de Pologne et duc de Lorraine Stanislas, et épouse de Louis XV, désire, à la mort de son père en 1766, associer son nom à une fondation pieuse. Sans doute aussi pense-t-elle à s'aménager un lieu de retraite si elle doit connaître le veuvage. L'héritage de Stanislas lui en donne les moyens.
 
Louis XV donne à la reine une partie de l'ancien domaine que possédait Mme de Montespan à Clagny, un quartier de Versailles. La reine veut faire de ce couvent une maison d'éducation, et ce sont donc les chanoi­nesses de Saint-Augustin de la congrégation de Notre-Dame que la rei­ne appelle de Compiègne à Versailles. Depuis leur création un siècle ½ plus tôt, ces religieuses se chargent de cette mission avec zèle et humi­lité dans une France où l'enseignement public n'existe pas encore.
 
Jusqu'à la Révolution française, le couvent se consacre, selon les règles de la congrégation et la volonté de la fondatrice, à l'éducation des jeunes filles issues de la petite noblesse de cour. C'est donc un instrument de secours et de promotion sociale, qui doit éviter aux familles des serviteurs de la cour de tomber dans la misère ou de connaître des destinées avilissantes.
 
Hoche détail Hoche détail Hoche coupole
 
Malgré la vie évangélique des sœurs et la noblesse de la tâche dont elles s'étaient chargées, le couvent est supprimé comme toutes les congrégations à la Révolution française. Les sœurs et les pensionnaires sont dispersées. Le couvent sert un temps d'hôpital militaire avant de retrouver bientôt sa vocation première: l'enseignement.
 
Dès le début du XIXe siècle, un lycée occupe les bâtiments de l'ancien couvent des chanoinesses augustines. L'église devenue chapelle est classée Monument historique. Ce n'est qu'en 1888 que le lycée prend le nom de Lycée Hoche.
 
Hoche détail Hoche détail Hoche coupole
 
La chapelle formait le cœur de l'ancien couvent de la Reine. Cet ensemble monumental fut construit sous la direction de l'architecte Richard Mique de 1767 à 1772, alors que la Reine était morte depuis plusieurs années. La chapelle reçut à l'exécution un soin extrême et fut décorée avec beaucoup de prodigalité que seule explique sa fondation royale. Un programme iconographique important a été retranscrit à la fois en sculpture et en peinture. Ainsi, les reliefs sculptés sur les façades intérieures et extérieures, relatant la vie de la Sainte Famille (Marie et Joseph), miraculeusement préservés, furent confiés à Joseph Deschamps. La coupole centrale et ses pendentifs furent peints par Gabriel Briard et Jean-Jacques Lagrenée. Les pendentifs représentent les quatre Pères de l'Eglise (Saint-Grégoire, Saint-Augustin, Saint-Jean Chrisostome et Saint-Jérôme) tandis que la coupole illustre, entre autres, l'acte de fondation de l'établissement religieux par la Reine.
 
Coupole
 
 
 
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